L’e-sports future discipline olympique ?

L’e-sports future discipline olympique ?

Plus haut, plus vite, plus fort et… plus d’argent

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C’était en 1997, sur Quake. Des jeunes s’affrontaient sur ce jeu de tir à la première personne. D’aucuns affirment aujourd’hui que ce fut la véritable naissance du “Sports électronique”, plus communément appelé désormais l’e-sports ou eSports. Une “discipline” qui a depuis bien évolué jusqu’à attirer quelque 40 000 spectateurs dans une salle à Pékin, début novembre, pour assister à la dernière manche des championnats du monde de League of Legend. Ce dernier titre, mais aussi Starcraft, ont fourni à l’e-sports un essor incroyable attirant sponsors et investisseurs.

Depuis quelques mois, l’e-sports est ainsi devenue une véritable industrie. Les principaux grands clubs sportifs ont créé leur propre section pour ne pas passer à côté d’un phénomène qui peut être rémunérateur (surtout sur le web, Facebook et Youtube étant souvent citées comme de potentiels acheteurs pour des droits de retransmission) et qui perce aussi du côté du grand public. On estime à 46% le nombre de Français (essentiellement chez les moins de 30 ans) qui ont déjà entendu parler ou connaissent l’e-sports. Chaque saison, l’Electronic Sports League (ESL), la plus ancienne et la plus importante organisatrice de compétition e-sports rassemble des millions de fans. A l’échelle mondiale, leur nombre est estimée à 280 millions. De quoi susciter des révélations et quelques rêves de médailles. Comme celles en or distribuées tous les quatre ans aux… Jeux olympiques. On imagine déjà le Baron Pierre de Coubertin se retourner dans sa tombe.

Impensable il y a encore quelques mois, l’idée fait pourtant doucement son chemin. “La porte n’est pas fermée” pour accueillir l’e-sports aux Jeux olympiques, a ainsi récemment déclaré le directeur général du comité Paris-2024. Tout en se montrant très prudent sur la question et faisant la différence entre les jeux de sports (style FIFA ou PES) et les titres de stratégie ou de guerre, lesquels font aujourd’hui les plus grosses affluences.

Le débat est ouvert entre ceux qui pensent que l’e-sports ne peut être considéré comme un sport car ce n’est pas une activité physique à proprement parler. Et ses défenseurs qui affirment au contraire que les amateurs du genre le vivent comme un véritable sport, avec des compétitions qui obligent à un entraînement régulier et une hygiène de vie qui s’apparente justement à un travail physique. Quel camp fera pencher la balance ? Quand on sait que le chiffres d’affaires de l’e-sports en 2017 devrait tourner autour de 850 millions d’euros. Et que des études affirment que ce chiffre devrait être de l’ordre de 3 milliards à l’horizon 2021, il y a fort à parier que certains pousseront pour que l’e-sports entre aux Olympiades.
“Plus vite, plus haut, plus fort” et plus de monnaie.

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