La ministre de la Santé veut accélérer le virage numérique

La ministre de la Santé veut accélérer le virage numérique

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Elle a suscité l’hilarité générale dans l’hémicycle du gouvernement, le 28 mars dernier, en s’adressant ainsi aux députés : "Mesdames et messieurs les retraités"... Mais la ministre de la Santé ne fait pas que le buzz sur ses lapsus, si jolis soient-ils. Agnès Buzyn est même actuellement assez régulièrement sous le feu de l’actualité. Pour faire front face aux mécontentements des urgentistes et des orthophonistes ou encore pour sa grande réforme du domaine de la santé appelé à franchir le virage du numérique.

La Cnam envisage de généraliser la prescription électronique

Télésanté, télémédecine et m-santé, tous les secteurs devraient être impactés par cette évolution voulue par Emmanuel Macron, comme dans de nombreux autres secteurs dirigés par l’Etat. "La France est en retard dans le déploiement des technologies numériques et il est indispensable d’élaborer rapidement une stratégie pour renforcer le virage digital dans le système de santé", assure ainsi la Ministre. Dans l’optique de rattraper ce retard, Agnès Buzyn est donc en train d’élaborer un vaste plan d’investissement. Un groupe de travail a été mis en place pour plancher sur le sujet et faire des propositions de solutions dédiées à la numérisation d’ici la fin du mois de mai.

L'Assurance maladie et les syndicats de médecins ont d’ailleurs déjà débuté, depuis mi-janvier, des négociations sur la télémédecine, un secteur que le le gouvernement souhaite ajouter à la liste des actes remboursés par la Sécurité Sociale au niveau national. Ces négociations portent principalement sur les modalités pratiques et les tarifs de la téléconsultation (un examen médical par visioconférence) et de la télé-expertise (une demande d'avis entre praticiens).

La caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) ambitionne elle aussi de généraliser la prescription électronique pour l’ensemble des professionnels de santé, même si, dans un premier temps, seuls les médicaments devraient être concernés.

Même la e-thérapie gagne du terrain

Concernant les moyens, un budget de 50 millions d’euros serait destiné à la télémédecine et 100 millions d’euros pour le développement de l’intelligence artificielle. Enfin, pour la mise en place du plan hôpital numérique, le Gouvernement prévoit de dépenser environ 420 millions d’euros.

Il est enfin à noter qu’à côté de ce virage numérique de l’Assurance santé, les mutuelles travaillent aussi sur des solutions digitales. Mais dans leur cas, c’est plus pour proposer des solutions alternatives à leurs “clients” comme la téléconsultation médicale ou encore le coaching bien-être. Même la e-thérapie fait son chemin. Ces consultations sans fauteuil ni divan commencent à faire des émules en France alors qu’elle se développe déjà beaucoup aux Etats-Unis.

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