La Silicon Valley contre le décret anti-immigration de Donald Trump

La Silicon Valley contre le décret anti-immigration de Donald Trump

Les sociétés high-tech mobilisées.

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Vendredi dernier, le nouveau président des Etats-Unis a signé un décret anti-immigration. Il interdit l’accès au territoire américain des ressortissants de sept pays : l’Iran, la Lybie, le Yémen, la Syrie, la Soudan, la Somalie, l’Irak. Cette interdiction qui s’applique à des populations musulmanes, sera appliquée, pour le moment, durant trois mois.
Elle a soulevé des nombreuses protestations. Au sein de la Silicon Valley, où d’ordinaire on ne se mêle pas de politique, les réactions se sont enchaînées.
Tout d’abord on pouvait voir Sergey Brin, un des fondateurs de Google, qui est arrivé de Russie à l’âge de 5ans, se joindre aux manifestants à l’aéroport de San Francisco, il se considère comme un « réfugié ».
La Silicon Valley emploie des milliers de travailleurs étrangers, ses dirigeants sont eux aussi pour la plupart issus de l’immigration :
Tim Cook a rappelé à ses salariés que sans l’immigration Apple n’existerait pas, en effet Steve Jobs était le fils d’un immigré syrien.
Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, est d’origine indienne.
Le CEO de Google, Sundar Pichai, également.
Les sociétés high tech américaines pensaient pouvoir travailler sereinement avec ce nouveau gouvernement et les dirigeants de la Silicon valley l’avaient d’ailleurs rencontré en décembre. Elon Musk, le PDG de Tesla et Space X, et Travis Kalanick, le dirigeant d’Uber avait intégré le « forum stratégique » conseillant D. Trump en matière d’économie.
Cette coopération suivie du décret a déclenché de vives réactions.
Les employés de certaines firmes, eux aussi souvent issus de l’immigration réagissent. Chez Google, ils demandent à ses dirigeants de dénoncer ce décret.
Sur les réseaux sociaux, les internautes échangent et disent télécharger l’appli Lyft et désinstaller celle d’Uber, jugeant Travis Kalanick trop complaisant avec le nouveau gouvernement. Uber avait également décidé la hausse de ses prix lorsque les taxis new-yorkais avaient annoncé une grève pour protester contre le nouveau décret. Cette augmentation a été annulée devant les protestations des internautes.
Chacun réagit à sa manière.
La force de la Silicon valley vient de sa diversité.
Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, se dit « inquiet de l’impact du décret ». Les GAFA et autres entreprises de la high tech mettent en place des cellules juridiques et d’assistance aux salariés concernés par ce décret.
Le PDG d’Airbnb, Brian Chesky propose de loger gratuitement les personnes retenues à l’étranger.
Google a créé un fonds de 4 millions de dollars qui permettra de défendre les droits des immigrants via des associations qui ont déjà gagné une première bataille : ils ont empêché l’expulsion suite à la signature du décret anti-réfugiés des personnes interpellées arrivant sur le sol américain vendredi dernier et prisent par surprise par ce décret.
Ces restrictions à l’immigration risquent de fragiliser tout le tissu économique américain et essentiellement celui de la Silicon valley.

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