Le Wifi à bord des avions.

Le Wifi à bord des avions.

La consultation publique de l’Arcep

– Article rédigé le par - 48

En 2016, 6 500 avions ont proposé la connectivité à bord pour les passagers. D’ici 2021, ce seront 17 000 appareils qui la proposeront.
Le marché mondial du wifi dans les avions se chiffre à environ 4 à 5 milliards dont un milliard pour les opérateurs satellite.
Pour 90% des passagers l’accès au wifi est une priorité, 54% d’entre eux disent préférer le wifi à un repas à bord. Les explications à ce besoin se trouvent dans le comportement des possesseurs de mobiles et l’usage qu’ils en font, la consultation des sites est plutôt faites dorénavant sur un smartphone que sur un ordinateur. Regarder un film, répondre à ses mails ou surfer sur le net à bord d’un avion paraît normal.
La Commission européenne avait sélectionné en 2008-2009 la société Inmarsat ventures Limited, société britannique de télécom spécialisée dans la téléphonie par satellite, afin d’attribuer des fréquences de la bande 2 GHz (la bande Mobile Satellite Services). Ces fréquences auraient permis une meilleure accession aux services mobiles pour certaines populations européennes n’ayant peu ou pas de réseau.
C’est en 2014 que l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) avait autorisé cette même société à utiliser les fréquences 1980-1995 MHz et 2170-2185 MHz afin que la société télécom établisse et exploite un réseau mobile par satellite en France.
Inmarsat a lancé son satellite le 28 juin et dans le cadre de son projet EAN (European Aviation Network) souhaiterait déployer et utiliser des antennes relais au sol.
Il est temps pour l’Arcep de lancer une consultation publique afin de décider s’il faut autoriser ou pas Inmarsat à déployer ces antennes relais au sol, antennes qui complèteraient le service offert par son satellite permettant l’accès à internet à bord des avions. Inmarsat a le droit, dans le cadre règlementaire européen, de disposer des antennes au sol car elles font partie d’ « éléments terrestres complémentaires » aux antennes satellites.
Mais des voix s’élèvent, notamment celles d’Eutelsat, l’opérateur satellite français.
Rodolphe Belmer, le patron d’Eutelsat, indique que Inmarsat ne respecte pas les règles car l’entreprise « va déployer en Europe, le système ATG pour amener du Wifi dans les avions majoritairement par bornes terrestres en utilisant des fréquences qui lui avaient été attribuées pour un tout autre usage ». Il s’agit de la bande 2 GHz attribuée par la Commission européenne en 2009 qui aurait permis de réduire la fracture numérique en Europe.
Pour Eutelsat, Inmarsat se sert de cet octroi, avec son partenaire Deutsche Telekom, pour amener le Wifi dans les avions. L’opérateur satellite français envisage donc une action devant le tribunal de l’Union européenne.
La bataille du Wifi dans les airs ne fait que commencer…

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