Mode et e-commerce : Zara et H et M contre-attaquent

Mode et e-commerce : Zara et H et M contre-attaquent

– Article rédigé le par - 267

Si l’on parle de plus en plus de l’arrivée du e-commerce dans le secteur alimentaire, ce qui inquiète fortement les groupes de la grande distribution, il est un autre secteur d’activité frappé de plein fouet par la vente en ligne : le textile. Face à la concurrence d’Alibaba mais aussi et surtout d’Amazon en France, les grands groupes s’organisent. A l’image de H&M qui a annoncé, mardi 27 mars, une chute de 44% de son bénéfice net au premier trimestre de son exercice 2018 décalé.

Si le bénéfice net de la période décembre 2017-février 2018 est resté positif, le chiffre d’affaires du géant suédois a reculé de 1,7% à 46,2 milliards. Les raisons ? Un hiver froid qui n’a pas favorisé les ventes de la collection printemps, selon le directeur général du groupe, mais aussi et surtout la concurrence de la vente en ligne.

H&M travaille sur l’omnicanalité

Du coup H&M met les bouchées doubles sur ce secteur où l’enseigne table sur une hausse de 25% de pour l'ensemble de l'année en cours. La société a dédié pas moins de 45% de ses investissements (soit 600 millions d’euros) à internet en 2017. Mais pas question pour autant d’oublier les magasins physiques, le but étant plutôt de travailler sur l’omnicanalité, c’est-à-dire faire en sorte que tous les canaux de contact et de vente possibles entre l'entreprise et ses clients soient utilisés et mobilisés.

Concrètement, pour éviter par exemple de rater des ventes en magasin, lorsqu'une taille n'est pas disponible notamment, le commerçant indique et propose au client d’acheter le produit immédiatement disponible en ligne.

Sur le site de Zara, 3000 nouvelles photos par semaine

Avec le Suédois, un autre grand groupe du secteur textile prépare lui aussi la contre-attaque, l’Espagnol Inditex. Et notamment sa tête de gondole, l’enseigne Zara. Lui aussi travaille avec acharnement pour développer ses ventes en ligne qui représentaient 10% de son chiffre d’affaires en 2017.

Chaque semaine, ce sont ainsi pas moins de 3 000 photos (deux fois 1500) qui sont mises en ligne sur le site web de la marque. Inditex, propriétaire également de Pull&Bear, a aussi ouvert dans le monde 19 entrepôts uniquement dédiés à internet et gérés comme des magasins à part entière. Et il faut bien tous ces développements pour lutter face à Amazon qui est déjà devenu le premier vendeur en ligne de vêtements aux Etats-Unis, en 2016.

Catégories :
FINANCE