Moi Jeux #13

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Mario roule sur Monopoly, Une étude réfute l’idée selon laquelle les jeux rendent les gamers plus agressifs

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Mario Kart déboule sur Monopoly.

Né en 1935, le Monopoly est l’un des jeux de société les plus connus au monde. On estime ainsi à 275 millions d’exemplaires le nombre de jeux vendus et plus d’un milliard de joueurs depuis son lancement aux Etats-Unis. Mais si ce jeu consiste à la base à avoir le monopole sur l’immobilier et s’enrichir, il a depuis été dupliqué à toutes les sauces avec notamment des éditions consacrés aux villes, à séries télés, des clubs de foot et bon nombre de produits culturels.

Concernant les jeux vidéo, World of Warcraft ou encore Zelda ont déjà cet honneur. Qui sera bientôt partagé par une autre icône du jeux vidéo : Monsieur Mario et son karting. Avec ce Monopoly Mario Kart, les fans des jeux Nintendo profiteront, dès ce mois de juin 2018, d’un jeu de plateau où les pions prendront la forme de Mario, Luigi, Bowser, Peach, Toad ou encore Donkey Kong. Concernant le déroulement des parties, exit les billets, place aux pièces de monnaies que l’on gagnera en vendant ou achetant, non pas une rue ou un immeuble, mais les circuits et issus de l’univers de Mario Kart.

Les jeux vidéo influencent-ils l’agressivité des joueurs ?

Une étude le conteste. C’est le grand débat de ces dernières semaines. A chaque fait divers, à chaque dérive d’un ado, l’industrie du jeu vidéo est pointée du doigt comme étant l’une des causes principales de la violence et de l’agressivité des mis en cause. Même le président américain Donald Trump, qui ne trouve pourtant pas gênant qu’on puisse vendre des armes à feu à des mineurs, a convoqué les représentants de l’industrie du jeu vidéo aux Etats-Unis après une nouvelle tuerie dans un lycée de Parkland, en Floride, qui avait fait 17 morts le 14 février dernier.

Dans ce débat des pour et contre, une étude menée en Allemagne tendrait pourtant à minimiser cet effet. S’appuyant sur 77 “cobayes” pendant deux mois, les personnes ont été divisées en trois groupes : l’un exposé quotidiennement à un jeu violent (le souvent décrié Grand Theft Auto V), le deuxième à un jeu vidéo “pacifique” (Les Sims 3) et enfin le dernier ne jouant pas du tout. Au final, après analyse des comportements (impulsivité, humeur, anxiété…), aucun changement significatif du comportement n’a été relevé. Pour le professeure Simone Kühn, qui a dirigé l’étude, cette première expérience (sur de nombreux sujets et surtout dans la durée) réfuterait donc les accusations régulièrement portées sur les jeux vidéo.

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HIGH-TECH