Puces électroniques implantées : toutes nos infos dans la peau

Puces électroniques implantées : toutes nos infos dans la peau

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Une puce électronique implantée dans le corps d’un être humain pour qu’il puisse ouvrir la porte de chez lui, payer ses courses au supermarché ou encore démarrer sa voiture… Science fiction ? Encore un peu mais... finalement assez proche d’une future réalité.

L’implantation d’une puce RFID (Radio Frequency IDentification) est même une opération déjà bien concrète pour certains êtres humains. En Suède notamment où quelque 450 volontaires se sont fait insérer un puce de la taille d’un grain de riz sous la peau de leur main. Objectif ? Ouvrir des portes sécurisées, utiliser la photocopieuse de la boîte ou encore déjeuner à la cantine. Une “opération” à main ouverte qui n’en vaut pas la peine vous direz-vous. Certes. Mais ces puces RFID pourraient avoir des utilisations beaucoup plus “intelligentes” à l’avenir. Dans le domaine médical notamment où les médecins pourraient ainsi disposer de toutes les informations nécessaires en cas d’urgence pour un meilleur diagnostic. Certains malades “à risque” se sont d’ailleurs fait implanter aux Etats-Unis. On peut aussi imaginer des stimulateurs cardiaques ou encore des prothèses auditives. Sans oublier l’intérêt d’avoir toujours sa carte vitale à portée… de “dans sa main”.

Cette puce pourrait aussi servir de paiement. Plus besoin de chercher sa carte de crédit pour faire le plein… Sans oublier la possibilité de s’en servir comme pièce d’identité. Là, le débat ferait (fera) sans doute rage dans l’opinion publique entre les pour (sans doute les Etats pour des raisons de surveillance et de sécurité) et les contre qui n’y verront qu’un moyen d’être tracer et une perte totale de liberté individuelle. Mais quand on voit aujourd’hui les conditions de plus en plus strictes pour voyager, notamment aux Etats-Unis, et la généralisation des passeports biométriques, on se dit que le pas à franchir est aussi mince qu’une puce.

Légalement en tout cas, rien n’empêche “de se faire pucer” en insérant dans sa peau un implant TIC (Technologies d’Information et de Communication, ICT en anglais). La liste des applications potentielles paraissant infinie, la puce dans la peau a sans doute un bel avenir devant elle. D’autant que la plupart des sondages montrent que le grand public (principalement dans les catégories jeunes) serait tenter par l’expérience.
Au final, la question n’est sans doute pas de se dire si ces implants se feront en masse un jour. Mais plutôt quand ? Une fois que tous les débats sur l’éthique et la morale auront trouvé des réponses à de grandes questions existentielles comme : Se libérer ou s’aliéner ? Disposer d’un corps sanctuaire ou n’être qu’une simple compilation de données ? Autant de questions qu’on pourrait déjà se poser vis-à-vis de son smartphone...

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