Quésaco #9

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Le cloud sur son petit nuage

– Article rédigé le par - 140

Nous sommes envahis au quotidien par un vocabulaire qui bien souvent nous dépasse. Les conférences téléphoniques se sont transformées en “conf call” durant lesquelles on nous demande des réponses “Asap” (As soon as possible - dès que possible...). Chaque semaine, nous vous proposons un petit décryptage de l’un de ces termes. Aujourd’hui, le cloud.

On l’appelle généralement le cloud computing, la francisation le définissant aussi comme l’informatique en nuage ou nuagique, voire même l’infonuagique au Canada francophone. Quelle que soit sa dénomination, c’est l’image du Cumulus qui le définit dans toutes les langues. Un nuage servant à représenter internet dans les schémas des réseaux informatiques. Ce cloud consiste à exploiter la puissance de calcul ou de stockage des serveurs informatiques distants par l'intermédiaire d'un réseau internet

En clair, toutes les données, au lieu d'être stockées sur un disque dur, sont disponibles sur des serveurs distants et accessibles via le web. D’où cette forme de nuage qui représente ces milliards de données flottantes et disponibles avec une simple connexion au web. Cette technologie est de plus en plus utilisée par les particuliers, via des propositions de stockage gratuites sur les premiers giga avec la possibilité d’augmenter le volume avec abonnement payant. Les entreprises ont également beaucoup investi dans le cloud qui leur permet une puissance de stockage gigantesque en payant un service comme on consommerait par exemple de l’électricité sans avoir à construire et entretenir des infrastructures informatiques en interne..

De ce point de vue économique, le cloud est essentiellement une offre commerciale d'abonnement à des services externes. Selon le National INstitute of Standards and Technology aux Etats-Unis, il existe trois catégories de services proposées en cloud computing : le SaaS (Software as a Service), le PaaS (Platform as a Service) et le IaaS (Infrastructure as a Service).

Parmi les avantages à son utilisation, outre le besoin de disposer d’une importante capacité de stockage sur soi (qui est forcément plus limitée sur une tablette ou un smartphone par exemple), on peut y accéder partout si l’on dispose d’une connexion ou du wifi. A la maison, en vacances sur la plage, partout et tout le temps, vos données sont ainsi avec vous. Autre avantage, plus de crainte de perdre ses données dans le crash de son ordi ou de son disque dur puisque vos données ne sont plus stockées en local.

Les plus sceptiques opposeront que, justement, hors connexion, impossible d’avoir accès à ses données. L’utilisateur est ainsi dépendant du réseau. Stocker ses données sur un cloud nécessite aussi une confiance absolue dans le gestionnaire du service, susceptible d’utiliser vos données à des fins commerciales notamment. Enfin, la question de la sécurité est également un point de débat sur les bienfaits ou les risques du cloud.

Quoiqu’il en soit, le cloud est sans doute un des principaux avenirs du stockage des données au XXIème siècle. Bien installé sur son petit nuage, il est quasiment partout au-dessus de nos têtes. Et certains l’utilisent même sans doute sans vraiment s’en rendre compte, à travers l’iCloud d’Apple par exemple pour ceux qui utilisent un iPad ou un iPhone. Idem pour ceux qui disposent d’une adresse Gmail, de Google.

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