Toshiba en grave difficulté financière

Toshiba en grave difficulté financière

Une perte de 3,8 milliards d’euros en neuf mois

– Article rédigé le par - 9

Le groupe japonais Toshiba ne parvient pas à se redresser.
Un vaste scandale financier avait déjà ébranlé le groupe qui n’avait pas pu publier les résultats de l’exercice 2014-2015 dans les temps. Le fabricant de matériel électronique et informatique avait reconnu avoir maquillé ses comptes entre 2008 et 2014 et gonflé artificiellement les chiffres de son bénéfice d’exploitation. A cette époque le PDG, Hisao Tanaka et une partie du conseil d’administration avaient démissionné.
Cette fois-ci les chiffres portant sur la période d’avril à décembre 2016 n’ont pas été certifiés par le cabinet d’audit PricewaterhouseCooper Aarata.
Les raisons :
Le PDG de Westinghouse, la filiale nucléaire américaine de Toshiba, Danny Roderick aurait fait pression sur le personnel pour truquer les chiffres qui démontreraient des pertes énormes de cette entreprise américaine.
Le cabinet d’audit voudrait également y voir plus clair quant aux conditions d’acquisition par Westinghouse en 2015 de la société d’ingénierie nucléaire Stone & Webster.
La non présentation des résultats pourrait conduire à la radiation du groupe Toshiba de la bourse de Tokyo.
Le président Mr Satoshi Tsunakawa a décidé d’annoncer tout de même les résultats mi-mai, sans l’approbation du cabinet d’audit dont le conglomérat japonais devrait se séparer.
Quoiqu’il en soit, lors d’un communiqué, le 11 avril, le groupe a annoncé un recul des ventes de 4% par rapport à 2015 et une perte de 3,8 milliards d’euros sur neuf mois.
La perte nette prévue pour l’année fiscale 2016 devrait être de 8,6 milliards d’euros, pas de quoi rassurer les banques…
Ces pertes abyssales sont dues à l’engagement de Toshiba sur les chantiers des centrales nucléaires américaines de Vogtle (Géorgie) et de Virgil Summer (Caroline du Sud) et également sur les dettes de Westinghouse qui a déposé le bilan fin mars.
Le seul moyen de voir ses pertes comblées serait de vendre le département le plus rentable du groupe, l’activité de fabrication des mémoires flash Nand. Toshiba est le second plus grand fabricant de puces au monde derrière Samsung Electronic. Il équipe les iPhones, iPads et autres biens de consommation.
Suite à cette éventuelle cession, une dizaine de sociétés se sont positionnées pour un rachat ou une participation : Broadcom associé à Apple, Google, Amazon, SK Hynix…
Foxconn, le géant taïwanais, proposerait même 25,5 milliards d’euros pour cette activité évaluée à 17 milliards d’euros.
Le gouvernement japonais surveille de près cette évolution, il ne souhaite pas un rachat par les chinois, dans l’idéal, l’entreprise devrait rester japonaise.
Toshiba a prévu de dévoiler l’identité de l’acquéreur devant ses actionnaires en juin et demandera le maintien des 9000 emplois existant.

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