On va désormais plus souvent pouvoir se plaindre en ligne

On va désormais plus souvent pouvoir se plaindre en ligne

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Les longues minutes, voire les heures passées dans les salles d’attente des commissariats en ont dissuadé plus d’un. Il existe bien les pré-plaintes (mises en place notamment par de nombreuses assurances) qui ont vu leur chiffre tripler par rapport à 2009 (on en dénombrait quelque 3000 chaque jour sur le site web de signalement de contenus illicites du Ministère de l’Intérieur).

Mais dans le courant de l'année 2018, il sera également possible de se plaindre en ligne directement de chez soi, grâce à des démarches grandement simplifiées. Si les pré-plaintes obligent quand même à prendre rendez-vous pour valider et signer sa plainte, cette fois tout sera automatisé.

Il suffira ainsi de cocher de simples cases (avec quelques champs libres pour fournir quelques explications si nécessaires) avant qu’un logiciel ne retranscrive automatiquement le procès-verbal, après vérification et validation d’un officier de police judiciaire. Le plaignant recevra ensuite un récépissé de la plainte, pour attester sa réception. Un peu comme pour la déclaration des impôts. D’ailleurs, en cas d’erreur ou d’hésitation, la victime pourra toujours se rétracter et porter plainte “à l’ancienne” en allant directement au commissariat ou à la gendarmerie.

Ces dépôts de plainte ne recouvrent pas l’ensemble des délits mais seulement quelques types d'infractions et délits mineurs : le piratage de messagerie ou compte bancaire, le chantage en ligne par un particulier ou un logiciel rançonneur, l’escroquerie à la romance ou à la petite annonce mais encore les fraudes liées à des faux sites de ventes.

Outre cette procédure simplifiée, le but de l’Etat est aussi de créer une grande base de données qui permettra de relier différentes affaires entre elles et ainsi faciliter les recherches des agents pour cibler les fraudeurs. Adjointe à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité, Valérie Maldonado a assuré que “si le site fonctionne bien, nous rajouterons d’autres infractions”.

Cette possibilité de plainte en ligne constitue en tout cas une réelle avancée dans un domaine de l’e-escroquerie en forte croissance. Et du même coup permettra de désengorger les commissariats pour les nombreuses autres victimes qui ne sont elles pas concernées par tous ces délits sur internet.

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