Quésaco #15

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Pop-up, bannières, skyscraper... Les formes de e-publicité

– Article rédigé le par - 248

Nous sommes envahis au quotidien par un vocabulaire qui bien souvent nous dépasse. Les conférences téléphoniques se sont transformées en “conf call” durant lesquelles on nous demande des réponses “Asap” (As soon as possible - dès que possible...). Chaque semaine, nous vous proposons un petit décryptage de l’un de ces termes. Aujourd’hui, la e-publicité et ses pop-up, bannières, skyscraper et autres billboard...

Elle est arrivée tranquillement en France en 1998. D’abord de façon timide avant de se développer en 2000 et 2001 puis de venir aujourd’hui s’installer durablement sur tous les postes d’ordinateur et dans les moindres recoins de nos smartphones. La publicité sur internet, ou e-publicité, est devenue tellement intrusive que bon nombre d’internautes ont de plus en plus recours à des bloqueurs pour y échapper. Mais quels sont ces pubs qui gênent vos balades sur le web ?

La plus connue est sans doute la bannière simple ou animée. C’est un format très classique dans le monde du web. Assez peu intrusive, sa dimension est celle d'un rectangle de 468 X 60 pixels qui apparaît en haut de l’écran. Simple si elle est fixe, elle est de plus en plus souvent aujourd’hui animée. En cliquant dessus, l'internaute est ainsi dirigé vers un autre site, souvent marchand. On parle aussi de bannière expand pour ces formats interactifs dont le contenu s’ouvre dès que la souris passe au-dessus de la bannière. C’est le cas également pour les annonces publicitaires appelées corner qui s’ouvre au passage de la souris sur la page cornée.

Autre format d’e-publicité, le skyscraper. C’est généralement une colonne placée le plus souvent à droite de l‘écran et utilisé comme une bannière expand ou pour habiller un site dans une communication évènementielle. 

Et qui n’a pas entendu parler des célèbres pop-up. Ce que l’on pourrait traduire littéralement par “en haut” se retrouve en fait partout ou presque sur tous les écrans du web. Format intrusif s’il en est, il s’agit de cette fenêtre qui apparaît au moment du chargement d’une page sans que l’on est rien demandé. Généralement, les thèmes de ces pop-up sont déterminés par les habitudes de navigation des internautes. Si madame s’intéresse aux chaussures, il y a de fortes chances pour que des pop-up sur des magasins dédiés s’ouvrent de façon intempestive sur son ordi. Idem pour monsieur avec ses sites coquins... Ces pop-up sont néanmoins parfois dits “capés”, c’est-à-dire en nombre limité, ceci pour rendre cette publicité un peu moins intrusive et donc un peu plus efficace pour l’annonceur.

 Autre forme de pop-up, le pop-under. Ici, la fenêtre s’ouvre derrière la page de consultation de l’internaute et n’apparaît que lorsque la page est refermée. Les pop-up transparents sont aussi de plus en plus utilisés par les annonceurs. On les appelle également flash transparent.

Une autre forme d’e-publicité est aussi courante qu’irritante pour les internautes, le pré-home ou interstitiel. C’est une fenêtre qui s’affiche avant l’apparition d’un site. Elle couvre complètement l’écran avant de disparaître au bout d’un certain temps.... souvent jugé trop long par les utilisateurs qui cherchent désespérément la petite croix en haut à droite (de plus en plus petite…) pour la fermer et accéder à leur site favori. De même, le billboard ou mini site vient se positionner lui au milieu de la page chargée.

Quels que soient le noms qu’elles portent, ces e-publicité agacent les internautes. Pas moins de 8 sur 10 selon une étude. Mais les utilisateurs ont finalement tendance à s’y accoutumer. Pour le plus grand bonheur des annonceurs mais aussi et surtout les géants Facebook et Google qui se partagent la plus grosse part du gâteau de cette pub digitale.

Selon les chiffres dévoilés par le cabinet eMarket, Google devrait prendre 32% de parts de marché à l'horizon 2019 tandis que Facebook va en croquer 19%.

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