Quésaco #19

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La wearable technology

– Article rédigé le par - 297

Nous sommes envahis au quotidien par un vocabulaire qui bien souvent nous dépasse. Les conférences téléphoniques se sont transformées en “conf call” durant lesquelles on nous demande des réponses “Asap” (As soon as possible - dès que possible...). Chaque semaine, nous vous proposons un petit décryptage de l’un de ces termes. Aujourd’hui, les wearables.

A la base, et littéralement en anglais, les wearables sont des “vêtements portables”. Mais dans le jargon de l’high-tech, ce terme s’est transformé en “technologie portable” ou “technologie mettable”, à savoir tous les vêtements ou accessoires qui comportent des éléments informatiques et électroniques avancés.

Ces wearables entrent dans le champ large des objets connectés, parfois désignés comme “Internet of Things” ou IoT, qui ont la particularité d’être connectés entre eux via Wi-Fi, Bluetooth ou tout autre protocole de communication. Mais les wearables, contrairement à une balance connectée par exemple, sont surtout des objets connectés “qui peuvent se mettre ou se porter”.

Parmi eux, les plus connus sont sans aucun doute les montres connectées : Pebble Watch et autres Apple Watch ont envahi le marché depuis leurs arrivées fin 2014. Avec ces montres, l’utilisateur peut consulter non seulement l’heure (la base) mais aussi se servir de sa montre comme d’un mini ordinateur pour lire ses e-mails, consulter internet, etc.

Mais on peut aussi classer dans cette catégorie des wearables bien d’autres objets comme des lunettes (les Google Glass notamment, marché en devenir avec une paire de lunettes équipée d'une caméra intégrée, d'un micro, d'un accès à internet par Wi-fi ou Bluetooth), des textiles (des gants connectés pour payer ses courses sans se geler les doigts ont été testés lors des derniers Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud) ou encore dans le domaine de la santé.

Pour contrôler l'état d'un patient, des chercheurs ont ainsi mis au point des minuscules capteurs, installés autour ou dans le corps humain, pour étudier ou relever différents paramètres physiologiques du patient, comme sa température ou son rythme cardiaque. Si dans ce domaine, on y voit une réelle utilité, les wearables peuvent aussi naître de façon complètement insolites (voire absurdes) à l’image des chaussures connectées révélées par Pizza Hut début mars.

Des baskets qui permettront de commander des pizzas et de mettre une télévision en pause d'une seule pression sur un bouton. Forcément, c’est plus un coup de pub et d’image mais il est vrai que ces wearables, souvent associés au geek du web, commencent à passer du stade de produit de niche à produit de masse.

La firme IDC avait même publié des prévisions pouvant aller jusqu’à 118 millions d’unités vendues en 2018. Sans doute grâce aux montres connectées qui représentent de loin le plus gros volume de ces objets.

Il n’empêche. Jugés souvent futiles et excessivement chers, ces wearables séduisent mais ont encore du mal à s’imposer. Outre un problème de design, après l’acte d’achat, une récente étude fait ainsi état d’un taux d'abandon de 29% pour les montres connectées et 30% pour les capteurs d'activité.

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