Quésaco #21

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Avec le graphène, on pourra recharger son téléphone en 7 secondes !

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Nous sommes envahis au quotidien par un vocabulaire qui bien souvent nous dépasse. Les conférences téléphoniques se sont transformées en “conf call” durant lesquelles on nous demande des réponses “Asap” (As soon as possible - dès que possible...). Chaque semaine, nous vous proposons un petit décryptage de l’un de ces termes. Aujourd’hui, le graphène.

Un matériau bidimensionnel cristallin, de forme allotropique du carbone dont l’empilement constitue le graphite. Vous ne connaissez pas ? On parle du graphène, un matériau synthétisé en 2004 par le chercheur André Geim, de l’université de Manchester, qui a d’ailleurs reçu pour cette découverte le prix Nobel de physique en 2010. Or, ce graphène pourrait bien, un jour prochain, devenir le matériau le plus recherché pour ses caractéristique hors du commun et notamment le stockage d’énergie. Avec lui, les possibilités de développement sont multiples.

Plus léger que le papier, et pourtant 10 fois plus résistant que l'acier, ce matériau du futur avait d’ailleurs un stand dédié au Mobile World Congress de Barcelone, en février dernier. Sur ce dernier étaient présentés quelque 25 projets de recherche, du smartphone à la robotique en passant par la santé. Concernant les téléphones mobiles, c’est sa capacité au niveau du stockage d’énergie qui semble le plus révolutionnaire.

Outre le fait que le graphène est suffisamment flexible pour être incorporé dans des téléphones pliables, il a un potentiel immense puisqu’il permet d’accélérer le transfert entre une source d'énergie et la batterie. Les chercheurs assurent que le matériau pourrait ainsi permettre de recharger un smartphone en 7 secondes !!! Outre les smartphones et les écrans pliables, le graphène est si flexible qu’il peut aussi être fort utile dans tous les produits wearables des chaussures intelligentes aux gants connectés en passant par les lunettes.

Le graphène peut aussi avoir des vertus médicale grâce à l’amélioration des membres artificiels en incrustant des capteurs nerveux à base de graphène dans certaines parties du corps, de la prothèse à l’implant dentaire.

Mais avec autant de qualité et un tel potentiel, pourquoi n’est-il pas encore utilisé à outrance ? Car le graphène a quand même un inconvénient. Majeur et de taille. Son coût ! On estime l’estime à quelque 600 milliards d’euros par m². D’autres chercheurs ne sont pas forcément d’accord avec ce calcul opéré en 2008, estimant que ce matériau de base n’est rien d’autre que du carbone, donc pas hors de prix. Quoiqu’il en soit, les chercheurs de tous bords s’activent autour de ce matériau (la plupart annoncent son arrivée sur le marché d’ici deux ans) qui pourrait révolutionner bon nombres de secteurs de la haute technologie.

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