Quésaco #5

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La cybersécurité, clé de notre liberté numérique

– Article rédigé le par - 75

Nous sommes envahis au quotidien par un vocabulaire barbare qui bien souvent nous dépasse. Les conférences téléphoniques se sont transformées en “conf call” durant lesquelles on nous demande des réponses “Asap” (As soon as possible - dès que possible...). Chaque semaine, nous vous proposons un petit décryptage de l’un de ces termes. Aujourd’hui, nous évoquons la cybersécurité.

Nous touchons là du bout du doigt une des problématiques d’internet : comment protéger quelque chose de non palpable et par définition de virtuel ? La cybersécurité est l’une des réponses données à cette question. Il s’agit ici de la totalité des moyens mis en oeuvre pour défendre le cyber environnement des utilisateurs. On parle ici de toutes les informations qui gravitent autour de vous ou de votre organisation dans un cyberespace et qui s’avère donc être à la merci de tous. C’est ainsi qu’un certain nombre de données privées peuvent nous échapper à partir d’un simple formulaire rempli en ligne ou encore de la création d’une boîte mail. Malheureusement, ces informations personnelles peuvent permettre votre identification rapide, que vous le vouliez ou non. Quant à notre adresse IP (le numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à internet), elle peut servir en cas de décision de justice à vous identifier et géolocaliser.

Mais aujourd’hui se pose de plus en plus la question de la protection des données (certains navigateurs achètent vos recherches afin de mieux coller à vos attentes et vous inonder de publicités ciblées). Des professionnels sur cette question vont même plus loin en défendant des théories selon lesquelles la sécurité pourrait être la clé notre liberté numérique. La question est même devenue une affaire d’Etat voire, Européenne puisque le Parlement a adopté le règlement général de la protection des données (RGPD), texte de référence européen en matière de protection des données à caractère personnel qui bénéficiera à tous les ressortissants des pays de l’Union. Il aura tout de même fallu quatre années de débats et de négociations pour que le règlement soit adopté en 2016. Et il faudra encore attendre mai 2018 pour que sa mise en application soit valable dans les 28 pays de l’Union… Qui passeront à 27 après le retrait du Royaume-Uni et la fin du processus de brexit.

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