Qui sont les plus accros aux réseaux sociaux ?

Qui sont les plus accros aux réseaux sociaux ?

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Besoin de reconnaissance ? Envie de regarder ce que font ses amis ? Ou nécessité d’être vu pour avoir le sentiment d’exister ? Les raisons pour aller surfer sur les réseaux sociaux sont quasiment aussi nombreuses que ces réseaux eux-mêmes. Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram, Vice, Tumblr, Snapchat, Qzone… d’après une étude Médiamétrie, les accros du web seraient inscrits à trois réseaux en moyenne. Si on y ajoute les longues minutes passées sur les plateformes de vidéo à la demande, ça dépasse l’entendement.

L’agence Mediatik a fait le calcul. Pour un temps quotidien, certains passeraient 40 minutes par jour sur Youtube, 35 minutes sur Facebook, 25 sur Snapchat, 15 sur Instagram, 5 sur Twitter. Rapporté à l’échelle d’une vie, ça nous donne un an et dix mois sur Facebook, un an et sept mois sur Facebook, un an et deux mois sur Snapchat, huit mois sur Instagram et un peu plus de trois mois sur twitter.

Vu comme ça, ça peut faire réfléchir les accros au réseau sociaux. Mais qui sont-ils justement ? A priori, tout le monde peut être concerné. Car il ne faut surtout pas croire que l’addiction ne toucherait qu’un public jeune hyper-connecté. En fait, toute personne qui en perd la maîtrise, principalement lors d’une période de fragilité psychique.

Pour aller plus loin dans l’analyse, des chercheurs de l'Université américaine de Binghamton, aux Etats-Unis, ont élaboré une étude pour s’intéresser aux traits de personnalité qui pourraient contribuer le plus à devenir addict aux réseaux sociaux. D'après cette étude menée auprès de 300 étudiants, trois critères seraient déterminants pour développer ce type de dépendance :

- En premier lieu, le neuroticisme (ou névrosisme), c’est-à-dire la tendance à expérimenter des émotions négatives comme le stress, les idées noires, la colère, l’anxiété ou encore la dépression…

- Deuxième critère, le degré de conscience associé à la capacité de se contrôler et à atteindre ses objectifs

- Enfin l'amabilité déclinée sous forme d'empathie, sympathie et serviabilité.

Sans surprise, les anxieux ou sujets aux émotions négatives ont plus de probabilité de devenir dépendants des réseaux sociaux tandis qu'un haut niveau de conscience et de self contrôle permet d'y échapper. Et puis, contrairement à une addiction à l'alcool ou au tabac, l'étude montre que cette dépendance aux réseaux sociaux n'est pas forcément irraisonnée et subie. De nombreuses personnes empathiques et ayant une bonne gestion de leur émotions maîtrisent cette "dépendance raisonnable".

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