Sécurité à Marseille : la Ville veut miser sur le Big Data

Sécurité à Marseille : la Ville veut miser sur le Big Data

– Article rédigé le par - 888

Phénomène mondial qui a connu une forte progression aux alentours des années 2012, dans la lignée des Facebook ou Twitter, obligés de gérer des milliards de données, l’utilisation du Big Data (à savoir stocker un ensemble très volumineux de données qu’aucun outil classique de gestion ne peut supporter) est devenue un enjeu économique majeur pour les entreprises. Lesquelles se penchent régulièrement sur les problèmes de mobilité sur leur territoire respectif ou encore les enjeux liés aux transports de marchandises. Mais les sociétés ne sont pas les seules à s’intéresser aux avantages du Big Data. Certains collectivités y ont aussi trouvé une solution pour lutter contre l’insécurité. A l’image de la Ville de Marseille.

Lancé fin 2016, la municipalité de la cité phocéenne a ainsi lancé le projet “Big Data de la Tranquillité Publique”. L’idée, se servir d’une masse de données, grâce notamment à un vaste réseau de vidéoprotection, afin de sécuriser les espaces publics, procéder à des interpellations en flagrant délit, mais aussi se servir des images et données enregistrées pour tenter de résoudre des enquêtes a posteriori.

Ce “Big Data de la Tranquillité publique”, baptisé depuis “Observatoire de la tranquillité publique” devrait voir le jour dans le courant de cette année 2018. Son système d’analyse des données urbaines seraient capable de compulser un foule d’informations, de la simple main-courante déposée à la police municipale aux opérations des marins-pompiers en passant par les images des caméras de surveillance. Mais ce n’est pas tout. Développé par Engie Ineo, le système croisera des milliers d’autres données fournies par les opérateurs, les transports publics ou encore les hôpitaux de l’APHM (Assistance publique - Hôpitaux de Marseille). L’Observatoire saura quasiment tout sur tout. Et ce dans le seul but d’améliorer le niveau de la tranquillité publique, assure la municipalité marseillaise. Il devrait ainsi permettre de mieux anticiper, et donc organiser, la sécurité autour de grands événements comme des compétitions sportives ou culturelles. Se voulant la Smart City du futur, la Ville de Marseille espère réussir dans l’utilisation de ces outils digitaux. Lesquels seront sans aucun doute accompagnés par le grand débat entre sécurité et privation de liberté. Car l’IA (Intelligence Artificielle) fascine autant qu’elle inquiète. Et pour nombre de citoyens, Big Data et Big Brother ne font souvent qu’un...

Catégories :
AI (INTELLIGENCE ARTIFICIELLE) MARSEILLE